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Vincenzo Mazza (sous la direction de), André Gide et le Théâtre. Un parcours à retracer, Paris, Classiques Garnier, coll. « Bibliothèque gidienne », 2021, 452 p.

André Gide et le théâtre. CouvertureL’absence d’un véritable succès pour la dramaturgie de Gide n’est qu’une raison supplémentaire pour réfléchir à son rapport au théâtre. La richesse de ses échanges avec plusieurs générations d’écrivains et de gens de la scène permet d’élargir nos connaissances sur les arts du spectacle dès la fin du xixe siècle.

Les contributions présentes dans cet ouvrage, regroupées en six axes, constituent une étape importante dans la recherche sur les rapports entre Gide et le théâtre. Le spécialiste du théâtre de Gide, Jean Claude, a eu la gentillesse d’écrire une introduction à la publication. La première section, « Gide face à l’historiographie théâtrale », est ouverte par Peter Schnyder. Il laisse ensuite la parole à David Walker, à Laurette Burgholzer et à moi-même. La deuxième, « De la quête formelle aux écritures suspendues », englobe les articles de Pierre Masson, Stéphane Poliakov et Patrick Pollard. La troisième, « Les trois drames », ouvre sur la contribution de Frank Lestringant et continue avec Amina Ben Damir, Frédéric Canovas et Augustin Voegele. « Critique et théorie du théâtre», la quatrième, est inaugurée par l’article de Clara Debard, pour poursuivre avec les travaux de Hélène Baty-Delalande et Maja Vukušić Zorica. La cinquième, « Traces d’une réécriture », peut compter sur les articles de Martina Della Casa, Ophélie Colomb, Floriane Toussaint et Elena Chashchina. L’ensemble offre ensuite la présentation et la transcription des deux premières scènes de l’acte II d’Hamlet, traduites par Gide en 1922. La sixième et dernière partie de l’ouvrage, « Le théâtre de Gide en Europe », contient les contributions de Paola Fossa, et celles de Mechthilde Fuhrer et de Marco Longo. L’ouvrage s’achève sur un répertoire, intitulé « Gide in scaena », avec les principales transpositions scéniques de l’œuvre de Gide.

Site de la Fondation Catherine Gide. Présentation de l’ouvrage avec des images concernant Gide et le théâtre

Classiques Garnier

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Jean-Louis Barrault, introduction et choix des textes par Vincenzo Mazza, préface de Béatrice Picon-Vallin, coll. « Mettre en scène », Arles, Actes Sud-Papiers, 2020, 128 p.

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Présentation de l’ouvrage

Vendredi 11 décembre à 14 h, Laurent Berger de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3, organise une présentation de l’ouvrage paru en novembre 2020.  À cette rencontre seront présents Béatrice Picon-Vallin, directrice de la collection « Mettre en scène » et autrice de la préface, et Vincenzo Mazza. La présentation a lieu via Zoom, pour participer veuillez demander le lien de la visioconférence par mail (vincenzo.mazza@etudes-sur-le-theatre.fr).

 

Couv mettre ed scène JLBLa vie de Jean-Louis Barrault (1910-1994) traverse presque un siècle, et son parcours marque l’imaginaire théâtral d’au moins trois générations de spectateurs. Mondialement connu grâce à ses rôles mythiques au cinéma et aux tournées de la Compagnie Renaud-Barrault (entre 1946 et 1986), il a été un animateur infatigable de la vie théâtrale et le metteur en scène des plus importants dramaturges de son époque : Paul Claudel, Marguerite Duras, André Gide, Albert Camus ou Nathalie Sarraute.

Ce recueil de textes signés Jean-Louis Barrault fait la lumière sur le metteur en scène qu’il était, montrant les dif- férentes facettes du créateur, ses partis pris esthétiques et son profond engagement d’homme de théâtre passionné.

Actes Sud-Papiers

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« Albert Camus et le Siècle d’or espagnol », dossier établi par Vincenzo Mazza, dans Revue d’histoire du théâtre, n° 280, 4e trimestre 2018, p. 5-116.

rht280.PNGLe théâtre et l’Espagne ont marqué de façon déterminante l’existence et l’œuvre d’Albert Camus. Deux passions qui lui permettent de travailler en équipe et, entre autres, d’être solidaire de la cause du peuple espagnol opprimé par le régime franquiste. Dans la perspective esthétique et éthique de Jacques Copeau, Camus trouvera sa place dans la constellation des réformateurs de l’art dramatique, à l’instar de Charles Dullin ou de Jean-Louis Barrault. Ce volume vise à mettre en lumière les sources historiques et les pratiques d’adaptation, les mises en scène et réflexions théoriques qui constituent les traces d’une postérité du Siglo de oro dans le théâtre français du début du XXe siècle. Un article consacré aux intermèdes musicaux des comédies-ballets burlesques de Molière, les archives de la Société d’histoire du théâtre et les actualités des parutions complètent ce numéro de la Revue d’histoire du théâtre.

Revue d’Histoire du Théâtre

Sommaire

Vincenzo Mazza, « Avant-propos ».

Le siglo de oro et le théâtre du XXe siècle : à la recherche de modèles ancestraux

Christophe Couderc, « Espaces dramatiques et scéniques dans Le Chevalier d’Olmedo de Lope de Vega ».

Laurette Burgholzer, « Passion espagnole. Traces du Siglo de oro dans le théâtre de Charles Dullin, Jacques Copeau et Albert Camus ».

Hispanicité : appropriations et usages de l’altérité

Christian Biet, « Spectacles français et contrepoints ibériques. Numanciens héroïques, pesteux de Cadix au XXe siècle, gentilshommes espagnols et fous sévillans au XVIIe siècle ».

Marie Sorel, « Montherlant et Camus face au théâtre du Siècle d’or. Deux sens de l’honneur et de la grandeur ».

Camus face à la dramaturgie espagnole : adaptations et fantasmes

Yves Germain, « Échos de l’auto sacramental caldéronien dans L’État de siège d’Albert Camus ».

Pierre-Louis Rey, « La Dévotion à la croix est-elle une pièce camusienne ? »

David Walker, « Amour et Tragédie dans Le Chevalier d’Olmedo d’Albert Camus ».

Vincenzo Mazza, « Le Chevalier d’Olmedo au 6e Festival d’Angers. Tirades en plein air à l’encontre de Brecht et des brechtiens ».

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Vincenzo Mazza, Albert Camus et L’État de siège. Genèse d’un spectacle, Paris, Classiques Garnier, coll. « Études sur le théâtre et les arts de la scène », 2017, 459 p.

couverture Vincenzo Mazza Camus et l'etat de siege

L’État de siège est le résultat de la seule collaboration entre Albert Camus et Jean-Louis Barrault. Le spectacle, qui a été présenté le 27 octobre 1948 au Théâtre Marigny, s’inscrit dans les recherches de Camus d’un « tragique moderne » et de Barrault d’un « théâtre total ». Retracer l’histoire et l’historiographie de L’État de siège oblige à considérer la genèse d’un spectacle qui commence par la fréquentation de Barrault et Artaud au milieu des années Trente, se poursuit avec la tentative de collaboration avec Sartre pendant l’Occupation et aboutit à l’attelage avec Camus après la publication de La Peste. « Je n’ai jamais cessé de considérer, dira Camus, que L’État de siège, parmi mes écrits, est peut-être celui qui me ressemble le plus. »

Classiques Garnier